Interview

Interview :

Matinée de communication de la plateforme d'observation sociale du Centre-Val de Loire



Interview de Sylvie Hirtzig, directrice de la direction régionale et départementale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale du Centre-Val de Loire et du Loiret.



ORS: Pourquoi avoir organisé cette matinée ?

La Direction régionale et départementale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale du Centre-Val de Loire et du Loiret a souhaité organiser cette matinée d’étude consacrée à l’observation sociale pour promouvoir la plate-forme d’observation sociale et ses outils.

Dans le cadre du partenariat avec l’Observatoire régional de santé depuis 2007, cette réunion était aussi l’occasion de marquer les dix ans d’existence et de collaboration de nos deux structures autour des enjeux forts que sont le pilotage et l’animation de la plate-forme.

L’observation sociale représente un réel enjeu de connaissance de notre territoire ; la présentation des outils de la plate-forme (OSCARD, le site internet et le Système d’information géographique), ainsi que de plusieurs travaux et études réalisés grâce à ceux-ci permettent de mieux cerner l’utilisation concrète qui peut en être faite, afin d’apporter aux décideurs et aux citoyens des réponses éclairantes sur les enjeux des territoires qui composent la région Centre-Val de Loire.



ORS : Quels sont les faits marquants de cette matinée selon vous ?

La présentation des résultats de l’étude sur l’Information jeunesse nous a permis de constater la diversité du maillage des acteurs locaux, à travers les cartes réalisées grâce au Système d’information géographique développé par l’Observatoire régional de santé. Ce rendu, très visuel et parlant, permet d’apprécier rapidement les grandes tendances qui se dégagent des territoires.

De même, le discours de clôture du représentant du Préfet de région, Monsieur le Secrétaire général adjoint pour les affaires régionales, apporte la preuve que ce sujet est véritablement porté à un niveau politique et à l’échelle de la région.

Et c’est bien l’un des objectifs de l’observation sociale, et plus particulièrement de la plate-forme régionale : porter les sujets qui touchent à la précarité des habitants, leurs conditions de vie, d’habitat, ou encore à l’enseignement et à la protection de l’enfance à un niveau de connaissance et de prise de position élevée et globale, pour une mise en action rapide et efficace des problématiques régionales.

Ces productions sont le résultat de l’implication de l’ensemble des partenaires de la plate-forme d’observation sociale, et de leur volonté de partager des connaissances et des données, ce qui permet une amélioration continue des outils, qui amène aujourd’hui à ces restitutions. La diversité des travaux engagés reflète la richesse des apports des partenaires au bon fonctionnement de la plate-forme.



ORS : Quels sont les projets qui découlent ou découleront de cette matinée ?

A la suite de cette matinée, les travaux menés dans le cadre de la plate-forme vont perdurer, au travers de la nouvelle convention triennale couvrant la période 2018-2020, qui vient d’être signée entre la DRDJSCS et l’ORS.

Les projets portent sur l’évolution du site de l’observation sociale (http://observationsociale-centre.org/), via la création de profils de territoire, l’enrichissement des fiches établissement, la création de nouveaux points d’intérêt, et l’ajout d’indicateurs sur le Système d’information géographique.

De plus, la version 2018 d’OSCARD est prévue à l’impression et à la diffusion, comme chaque année, pour le mois de novembre ou décembre, à la suite du recueil de données auprès des partenaires de la plate-forme et de l’élaboration du document par l’ORS. Ce dernier sera également disponible sur le site internet de l’observation sociale.

Enfin, le travail de communication auprès des partenaires (actuels comme potentiels) se poursuit, afin d’améliorer et de faire évoluer de manière constante ces outils.





Si vous souhaitez participer à cette matinée, vous pouvez vous inscrire en vous rendant sur le lien suivant :

https://solen1.enquetes.social.gouv.fr/cgi-bin/HE/SF?P=52z21z4z-1z-1zAADF4001EB




Interview :

Diagnostic territoriaux en santé mentale



Interview de Bernard Ledésert, président de la Fnors.



ORS: Pourquoi avez-vous constitué ce groupe de travail ?

Depuis quelques années, les directeurs des ORS se réunissent plusieurs fois par an pour échanger sur les conditions de fonctionnement de leurs structures et sur les relations avec leurs partenaires en région.
Lors d’une de ces réunions au printemps 2017, qui portait notamment sur les diagnostics locaux de santé, la question des particularités en lien avec la santé mentale dans ce type de démarche est ressortie des échanges.
Cela correspondait de plus à une période au cours de laquelle émergeait des demandes spécifiques dans ce domaine, par exemple avec le développement des conseils locaux en santé mentale.
L’idée de mutualiser les compétences des ORS dans ce domaine afin de mieux répondre aux besoins exprimés par les acteurs locaux a émergée et ce groupe de travail a été lancé au cours de l’été 2017 autour d’un groupe d’ORS intéressés par cette démarche.



ORS : Quels sont les principaux enseignements, les faits marquants, que vous tirez de ce travail collectif?

Cette expérience nous conforte dans l’idée que des groupes de travail de ce type peuvent s’appuyer sur des compétences existantes mais dispersées et bénéficier à tous au sein de notre réseau : certains ont apporté leurs capacités et expériences dans le champ bibliographique, d’autres dans le champ de la construction d’indicateurs pertinents, d’autres encore autour de l’approche plus qualitative de ces démarches de diagnostic locaux.
Même si au cours des tous premiers échanges, le groupe a un peu cherché une ligne directrice, rapidement, des modalités de travail efficaces ont été mise en place avec des sous-groupes de 2-3 personnes autour de questions spécifiques et des temps de mise en commun.
Enfin, le groupe a montré que du travail uniquement à distance en utilisant les outils de communications disponibles (téléconférence) pouvaient être tout à fait efficace. Il n’y a eu aucune réunion en présentiel par exemple.
Enfin, cela a montré la capacité de mobilisation des ORS autour d’un sujet pour développer une méthodologie commune de travail sans que cela soit dans le cadre d’une commande particulière d’un de nos partenaires nationaux et sans financement spécifique.



ORS : Comment allez-vous utiliser les productions de ce groupe de réflexion, quels sont les projets qui découleront de ce travail?

Cette production est en cours de finalisation dans une première version.
Comme il s’agit d’une initiative interne au réseau des ORS, nous allons d’abord la diffuser et l’utiliser au sein de notre réseau. L’idée est de tester les éléments proposés localement et de mettre en place un dispositif de remontée d’expérience qui permette d’enrichir, adapter, améliorer cette méthodologie et de partager entre ORS l’expérience dans ce domaine.
La Fnors sera alors parfaitement dans son rôle de soutien des ORS dans les régions en favorisant ce partage de compétences et d’expérience.
La mise en place d’autres groupes de travail sur des thématiques correspondant à des préoccupations communes des ORS va être favorisée tout en veillant à ne pas les multiplier pour ne pas disperser nos forces.
Cette capacité de développer des méthodologies communes vient compléter notre expertise dans le développement d’indicateurs en permettant de leur apporter du sens auprès des acteurs locaux.
Elle nécessite d’être valorisée auprès de nos partenaires nationaux pour montrer la plus-value qu’apportent les ORS dans chaque région dans ces démarches de diagnostics locaux.



Interview : Centre d'action et

d'information sur la surdité

 

Interview de Mélanie Laurent, chef de service du CAIS Centre-Val de Loire.

 

ORS: Qu'est-ce que le CAIS? Quelles sont vos missions?

Le Centre d’action et d’information sur la surdité est un service médico-social géré par une association à but non lucratif l’APIRJSO (Association inter-régionale pour personnes sourdes ou malentendantes) ouvert et accessible à tous (particuliers, professionnels).
L’objectif de notre centre est de mettre en réseau les associations, les établissements, les personnes en situation de handicap, les entendants, amis et professionnels sur la question de la surdité.
Le CAIS repose avant tout sur une équipe pluridisciplinaire composée d’une/d’un:
secrétaire, médiatrice sociale (salariée sourde), conseillère technique, conseillère en économie sociale et familiale, psychologue, interface de communication LSF et chef de service.
 

Nos missions:

 - INFORMER (information neutre et objective et mise à disposition d’un fonds documentaire),
 - ACCOMPAGNER (rencontres adaptées et accessibles : tous nos professionnels pratiquent la LSF),
 - SENSIBILISER (actions de prévention et de sensibilisation dans des administrations, écoles, entreprises, etc)
 - AMÉLIORER (adaptation au logement – prêt possible d’aides techniques, présences aux commissions d’accessibilité, service LSF, soutien aux professionnels, etc).

Complément d’information:
 - Un accueil bilingue adapté pour recenser les besoins et mettre en lien les bénéficiaires et notre réseau de partenaires,
 - Une aide aux MDPH/MDA et à leurs équipes pluridisciplinaires pour l’évaluation des conséquences sociales de la surdité et la recherche de solutions de compensation (appareillages, aide humaine, etc),
 - Un service en langue des signes française pour la mise en accessibilité de réunions,
 - Une assistance à l’insertion professionnelle (sollicitation ponctuelle des Sameth (Services d'appui au maintien dans l'emploi des travailleurs handicapés))
 - Un accompagnement individuel et personnalisé avec les professionnels du service,
 - Le montage de projets innovants en lien avec les besoins non couverts du territoire (mise en route de notre CAIS mobile en fin d’année 2017, création d’un Observatoire régional surdité, etc)
 - L’organisation de conférences et débats pour faire changer le regard (détresse psychologique, accès aux soins, l’isolement, etc).

Facebook: CAIS Région Centre
Site internet: www.cais-centre.fr

 

ORS : En matière de santé, quelles sont, selon vous, les difficultés spécifiques relatives aux personnes sourdes ou malentendantes (prévention, soin...) ?

Les personnes en situation de handicap bénéficient peu des actions de prévention et de santé publique, faute de prise en compte de leurs besoins spécifiques.
Elles vivent beaucoup de difficultés d’accès aux soins (intervention d’un tiers, absence d’Urass (Union régionale des associations du secteur social), etc).
Ceci pour des causes multiples: inaccessibilité des locaux, des installations, difficulté d’expression des personnes en situation de handicap, méconnaissance de la surdité (obstacle de la différence de culture), formation des médecins.
Une approche globale de la santé pour encourager le décloisonnement des parcours et la prise en charge des personnes en situation de handicap est essentielle. Un travail étroit entre le secteur médico-social et le secteur sanitaire permettrait un parcours fluidifié, un accès au soins simplifié et une meilleure communication entre le patient et le corps médical.
Les personnes devenues sourdes ou malentendantes, expriment au cours de leur vie des préoccupations autour de la fatigue et des souffrances psychologiques occasionnées au quotidien par les difficultés de communication (Isolement social en général : accroître et élargir les actions de prévention et d’information et les mutualiser).
Ce rapport précise que la situation s’améliore avec le développement des nouveaux dispositifs: visio-interprétation, mise en place d’Unités d’Accueil et de Soins en Langue des Signes, une meilleure formation des professionnels de santé à la Langue des Signes et un accès simplifié aux appels d’urgences grâce à la mise en fonctionnement du 114 par exemple.
D’où notre volonté de créer avec un Centre hospitalier de la Région un Réseau Sourds et Santé voire une plateforme mobile pour favoriser l’accès à l’information, aux actions de prévention et à des rendez-vous médicaux adaptés et accessibles. (URASS les plus proches : Poitiers et Paris).

 

Journée internationale contre l'abus et le trafic illicite de drogues




« En cette Journée internationale de la lutte contre l’abus et le trafic de drogues, j’appelle les pays et les collectivités à continuer d’améliorer l’existence de tous ceux qui sont touchés par le fléau de la drogue, en privilégiant la sûreté et la sécurité publique tout en mettant davantage l’accent sur la santé, les droits de l’homme et le développement durable. »

  M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'ONU en 2016

 

 

Cet article vous présente les chiffres clés à propos de cette journée thématique, présentés en 3 parties: la lutte contre l'abus de drogue, la sécurité publique et le recours aux soins.




« Lutter contre l’abus de drogue »

D’après l’OFDT*, en 2014, la mortalité par surdosage était de 0.6 pour 100 000 habitants du Centre-Val de Loire de 20 à 59 ans (contre 0,8 pour 100 000 habitants de 20 à 59 ans en France), cela représente 7 décès pour la région (277 pour la France). En moyenne entre 2000 et 2014, 9,2 habitants du Centre Val de Loire sont décédés suite à un surdosage de drogue (271,5 en France).

*L’OFDT a adopté les critères de sélection des décès par surdosage proposés par l’observatoire européen des drogues et de la toxicomanie (OEDT). Les chiffres proviennent du Centre d’épidémiologie sur les causes de décès (CépiDc) qui gère la base de données médicales de décès alimentée par les bulletins des décès. Les décès recensés comme décès par surdosage sont les F11, F12, F14 à F16, F19, X42, X62 et Y12 de la CIM10 (troubles du comportement liés, respectivement, à la consommation d’opiacés, de cannabis, de cocaïne, de stimulants, d’hallucinogènes et à l’utilisation de drogues multiples, intoxication accidentelle par héroïne, cannabis, cocaïne, etc., auto intoxication – suicide – par héroïne, cannabis, cocaïne, etc., intoxication non classé ailleurs, avec intention non déterminée par héroïne, cannabis, cocaïne, etc.).

Sources données : Inserm SC8 1997-1999 – Inserm/CépiDc à partir de 2000.

 

« Privilégier la sûreté et la sécurité publique »

Interpellations à la législation des stupéfiants (ILS) pour 10 000 habitants de 20 à 59 ans

En 2014 et en région Centre-Val de Loire, le taux d’ILS était de 47 pour 10 000 habitants de 15 à 59 ans (55,7 pour 10 000 habitants en France).
On constate une évolution croissante depuis 2007.

 

 

Interpellations à la législation des stupéfiants (ILS) pour 10 000 habitants de 20 à 59 ans par catégorie
On constate que les interpellations à la législation des stupéfiants touchent plus particulièrement les hommes mineurs.




Interpellations des usagers de Cannabis (source OCRTIS)
Entre 1997 et 2010, il y a en moyenne, 26,5 interpellations pour 10 000 habitants de 15 à 44 ans en Centre-Val de Loire (35,3 pour 10 000 habitants de 15 à 44 ans en France).





Interpellations des usagers d’héroïne, de cocaïne et d’ectasy (source OCRTIS)

Entre 1997 et 2010, en moyenne 1,65 habitants de 20 à 59 ans pour 10 000 sont interpellés chaque année en Centre-Val de Loire (2,98 habitants de 20 à 59 ans pour 10 000 en France).

 

 
Accidents mortels (source ONISR*)

Pour les années 2013-2015, la part d’accidents mortels dans lesquels au moins un des conducteurs impliqués est dépisté positif aux stupéfiants (sans seuil minimal), représente en moyenne 17,2 % des accidents mortels en Centre-Val de Loire (21,8 % en France).

*Les statistiques de l’ONISR ne détaillent pas le type de stupéfiants retrouvé lors des dépistages. Toutefois, seule la consommation récente de quatre familles de drogue illicites (cannabis, cocaïne, opiacés et amphétamines) peut être détectée par ces dépistages. Dans les faits, c’est très majoritairement le cannabis qui est retrouvé.





« Améliorer l’existence de tous ceux qui sont touchés par la drogue, en mettant davantage l’accent sur la santé »

En 2014, en Centre-Val de Loire, 25 consultations en Csapa pour 10 000 habitants de 15 à 44 ans ont eu lieu pour des problèmes de consommation de cannabis (pour 23,4 patients pour 10 000 habitants de 15 à 44 ans en France).
On constate une augmentation de ce chiffre depuis 2010, où en Centre-Val de Loire 17,9 consultations pour 10 000 habitants de 15 à 44 ans avaient lieu (contre 16,4 en France).
En ce qui concerne les opiacés et stimulants, le nombre de consultations en Csapa pour 10 000 habitants de 15 à 44 ans était de 14,3 en région Centre-Val de Loire en 2014 (17,6 en France).

Sources : DGS/ Rapports d’activité Csapa
Csapa : Centre de Soins d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie

Le taux de recours au système médico-social des personnes en difficulté avec les drogues illicites pour 1 000 habitants de 20 à 39 ans était stable entre 2005 et 2008.

Source : DRESS 1997-2004- rapport d’activité des CSST en ambulatoire 2005-2010



Traitement : Méthadone

La méthadone est indiquée dans le traitement de substitution de la pharmacodépendance majeure aux opiacés (héroïne). La toxicité du médicament et le risque de détournement et de mésusage ont conduit l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de la santé (ANSM) à mettre en place un suivi étroit assuré par les réseaux d’addictovigilance, de pharmacovigilance et de toxicovigilance. La méthadone est disponible en deux formes : le sirop (depuis 1995) et les gélules (depuis 2008).

En Centre-Val de Loire, 140 habitants de 20 à 59 ans pour 100 000 sont traités par méthadone en 2016 (contre 164,8 en France).

Le constat est le même en France, comme en région, les ventes de méthadone augmentent depuis 2004.

En moyenne, entre 2004 et 2011 : 6,4M boites de méthadone ont été vendues chaque année en France (0,17M en région), cela représente 18,7 % des 20-59ans en France (et 13,0 % en région).

En 2011, 22,4 % des français entre 20 et 59 ans ont acheté de la méthadone, donc 7,6M boites vendues.
Dans la région Centre-Val de Loire, 0,26M de boites de méthadone ont été vendues, pour 5,1 % des habitants de 20 à 59 ans.

 

Traitement : Subutex

Le Subutex® (buprénorphine haut dosage ou BHD) est commercialisé depuis 1996 dans le traitement de la dépendance majeure aux opiacés. Des génériques ont été mis sur le marché à partir de 2006.
Compte-tenu des risques d’abus, de dépendance et d’usage détourné, mais aussi de trafic, un plan de gestion de risques a ainsi été mis en place en 2006 pour chacune des spécialités commercialisées. De plus, l’Agence a ouvert un suivi national d’addictovigilance et de pharmacovigilance.

En moyenne, sur les 15 années : 3,86M de boites de Subutex ont été vendues chaque année en France (0,13 en région), cela représente 11,5 % des 20-59ans en France (et 10,1 % en région).

En 2011, 12,4 % des français entre 20 et 59 ans ont acheté du Subutex, donc 4,2M boites vendues. Dans la région Centre-Val de Loire, 0,14M boites de Subutex ont été vendus, pour 10,1 % des habitants de 20 à 59 ans.

 

Prévention : Stéribox

En prévention : Vente de Stéribox pour 100 habitants de 20 à 59 ans.

La Stéribox est une trousse de prévention :

Stéribox II® à partir d’octobre 1999 : 2 seringues 1ml Beckton Dickinson, 1 flacon d'eau stérile, 1 tampon alcoolisé, 1 préservatif + message prévention ; 2 Stericups (récipient + filtre stérile).

Globalement les ventes de la trousse de prévention est en diminution. En moyenne, sur les 15 années : 2 560 275,7 Stéribox ont été vendues chaque année en France (85 210,7 en région), cela représente 7,7 % des 20-59ans en France (et 6,6 % en région).

En 2011, 6,6 % des français entre 20 et 59 ans ont acheté des Stéribox, donc 2 224 042 boites vendues.

Dans la région Centre-Val de Loire, 65 265 Stéribox ont été vendus, pour 5,1% des habitants de 20 à 59 ans.

Source : InVS/Siamois

 

Interview : Culture et santé en région

 

Interview de Aurélia Vesperini, chargée de mission régionale, culture et santé.

 

ORS: Qui êtes-vous? Quelles sont vos missions? Qui vous missionne?

Cette mission s’inscrit dans le protocole interministériel « Culture-Santé » porté par le ministère de la santé et le ministère de la culture depuis de nombreuses années.
Elle vise à une meilleure prise en compte de l’accès à l’art et à la culture au sein des établissements de santé et médico-sociaux.
La culture, vecteur de valorisation personnelle, professionnelle et sociale, est ainsi considérée comme une contribution à la place accordée à l’usager dans la politique de santé.
Je suis chargée d’accompagner ce programme, auprès des établissements de santé et médico-sociaux qui est décliné en région Centre-Val de Loire par un partenariat entre l’Agence régionale de la santé et la Direction régionale des affaires culturelles.
Mon rôle vise prioritairement à soutenir d’une part, l’émergence ou la consolidation d’une politique culturelle dans les établissements inscrite au cœur de leur projet et d’autre part à faciliter l’accès à l’offre culturelle du territoire privilégiant la qualité artistique et le parcours professionnel.
Pour l’heure, mon travail consiste à prendre attache auprès des professionnels, à mesurer les besoins, recueillir les expériences et questionnements pour soutenir des initiatives et structurer des cadres clairs et cohérents qui, je l’espère, seront le garant d’une réussite partagée.
La prise en compte des personnes les plus fragilisées par des contextes sanitaires, ou de handicap engage à une mobilisation, une attention forte et singulière.



ORS : Peut-on considérer la dimension "Culture" comme un déterminant de la santé ?

Incontestablement. La difficulté aujourd’hui, réside encore sur la vision d’une société trop tournée sur le rapport curatif et encore peu sur le facteur environnemental. C’est le cadre de vie, le contexte social et le partage de l’espace qui détermine l’état d’être, son inscription au monde et de ce fait son maintien et son équilibre.Je dirai même son principe d’existence. La culture, la pratique artistique, la rencontre avec des auteurs, créateurs nous amènent à réfléchir, se construire, être émus ou même être en désaccord mais c’est ce qui fonde notre identité et de ce fait ce que l’on est en mesure de partager et connaître des autres.
Sans oublier l’idée même que l’on se fait d’une société inclusive, je pense au handicap et à la perte d’autonomie.
Elle contribue naturellement de manière générale au bien être ou mieux être dans des périodes difficiles due à la maladie, les problématiques de dépression ou d’addictologie.


 

ORS : En quoi l'intégration d'indicateurs dans ce champ dans les diagnostics locaux de santé serait un atout en amont de la réalisation des futurs Contrats locaux de santé ?

Pour favoriser l’état de santé, il faut réduire les inégalités sociales, c’est un fait admis.
La qualité des liens sociaux et le partage de l’espace social sont cruciaux et déterminants pour l’équilibre d’un territoire.
Or la culture, au même titre que l’éducation est un vecteur fort qui appelle à une prise en compte du développement culturel et une meilleure coordination des politiques publiques pour l’accès de tous à l’art et la culture.
Jusqu'à présent, elle n’a pas été suffisamment prise en compte. Or le diagnostic façonne le cadre du contrat, si aucun acteur n’a été référencé, ou invité à se saisir de ces valeurs partagées, si les pouvoirs publics n’ont pas été sensibilisés en amont, il est bien plus difficile de constituer des principes d’accessibilité culturelle (rencontre et ouverture des structures culturelles, résidence d’artiste, portage de livre, pratique artistiques, musicales, projets entre professionnels de la culture et professionnels de santé...).
Il faut donc définir une approche plus globale sur un territoire pour mesurer et mieux prendre en compte les acteurs participant de cette démarche.
Il faut susciter l’intérêt et la mobilisation des collectivités locales sur l’impact de la culture et ouvrir ou constituer de nouveaux réseaux.
De plus, j’ajouterai que la culture est un support d’attractivité qui est indéniable (favorisant l’installation, l’économie, le développement local).

 

Lettre d'information de l' ORS Centre-Val de Loire