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Analyse des certificats de santé du 8ème jour des enfants nés en région Centre en 2005

Auteur principal Cohonner Céline Télécharger
Autres auteurs Leclerc Céline, Dr Sabine Baron
Date Octobre 2006
Commanditaire DRASS du Centre

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Résumé

A l’initiative de la Commission régionale de la naissance, l’ORS réalise depuis 2000 l’analyse des certificats de santé du 8e jour des enfants domiciliés en région Centre. Les objectifs de ce travail sont d’analyser et de suivre les évolutions des principaux indicateurs relatifs à la périnatalité dans la région.

Les résultats :

Le suivi de la grossesse semble s‘améliorer sur les 2 dernières années. En effet, en 2003, les différents indicateurs d’un suivi insuffisant avaient atteint leur maximum, avec notamment 20,1% de femmes ayant reçu moins de 7 consultations prénatales et 6,4% en ayant eu moins de 4. En 2005, ces taux ont largement baissé puisqu’ils sont respectivement de 14,9% et 2,3%. De la même façon, la part de femmes jamais vues par l’équipe d’accouchement est passée de 3,4% à 2,6%. Enfin, on relève cette année 0,9% de femmes ayant reçu moins de 2 échographies, contre 1,3% en 2003.

En dépit de cette évolution positive, certains indicateurs restent moins bons qu’au niveau national. Ainsi, le nombre moyen de consultations prénatales dans la région demeure inférieur à la moyenne nationale (7,7 consultations, contre 8,9 dans l’enquête périnatale 2003). Le taux de femmes ayant reçu moins de 2 échographies, est quant à lui plus élevé que le taux national (0,9% contre 0,5%).

Les taux de césariennes et de césariennes programmées sont en légère augmentation depuis 2003. Les disparités importantes entre maternités, mises en évidence lors des précédentes analyses, subsistent, montrant que les pratiques en la matière sont toujours loin d’être homogènes selon les établissements.

Le taux d’analgésies péridurales évolue de façon irrégulière, cependant il a globalement augmenté depuis 2000. Il est d’ailleurs supérieur au taux nationaux relevés en 2003. Là encore, il existe des écarts importants selon les établissements, bien que ces écarts semblent se réduire depuis 2002.

L’augmentation du taux d’allaitement maternel se poursuit dans la région, avec cependant une hausse nettement moins importante que les années précédentes : +2,6 points en 2004, +0,8 points seulement en 2005. Le taux d’allaitement atteint tout de même 58,8% cette année. A l’échelle départementale, le Loiret, l’Eure-et-Loir et l’Indre-et-Loire ont les taux d’allaitement les plus élevés. Toutefois, dans ces départements où le taux d’allaitement avoisine 60%, l’augmentation marque le pas, tandis que dans les départements où les taux d’allaitement sont plus bas, la hausse reste plus sensible (de +1,0 point dans le Cher à +3,1 points en Loir-et-Cher).

Une analyse plus spécifique a été menée sur le thème des mères peu suivies pendant la grossesse, définies comme les femmes ayant eu moins de 4 consultations prénatales, ou moins de 2 échographies, ou n’ayant jamais été vues par l’équipe d’accouchement.

Il apparaît une association entre un suivi médical insuffisant et l’âge de la mère, la catégorie socio-professionnelle, le nombre d’accouchements antérieurs et le fait d’être une mère isolée. Ainsi, les femmes de moins de 20 ans, celles exerçant les professions d’artisane, commerçante, chef d’entreprise, ouvrière, ou encore celles sans activité professionnelle, celles qui ont déjà eu 4 accouchements ou plus et enfin les mères isolées, sont plus souvent susceptibles d’être insuffisamment suivies.

Ces facteurs laissent deviner que des conditions professionnelles ou socio-économiques moins favorables sont des freins au bon suivi de la grossesse. L’analyse du lieu d’accouchement de ces femmes va également dans ce sens, les établissements privés accueillant moins de femmes insuffisamment suivies. On observe aussi des taux de mères peu suivies plus élevés dans les maternités de niveau 3, dont le bassin de recrutement concentre peut-être plus de femmes en situation de précarité. Fait non surprenant, moins la grossesse est suivie, moins les femmes préparent leur accouchement. La prise en charge de la douleur est également moindre (faute d’une consultation avec un anesthésiste ?). Le suivi de la grossesse n’est sans doute pas sans incidence sur la santé de l’enfant. Moins les grossesses sont suivies, plus les taux de prématurité, de petit poids de naissance et de transferts sont élevés. L’hypotrophie, les gestes de réanimation et les pathologies de la première semaine sont également plus courants à l’issue d’un grossesse suivie insuffisamment.

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