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La prise en charge des personnes suicidaires dans la région Centre

Auteur principal HARDOUIN Jean-Benoit Télécharger
Autres auteurs BOIN Muriel
Date Mai 2002
Commanditaire DRASS du Centre

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Résumé

Le suicide constitue un véritable problème de santé publique : on dénombre chaque année plus de 10 000 décès en France pour cette cause. Les décès par suicide représentent environ 2% des décès en 1998. Cette proportion monte à 16%, chez les jeunes de 15 à 29 ans, mais descend à moins de 1% chez les personnes âgées de plus de 65 ans.

Les populations concernées sont principalement les populations masculines et les personnes âgées. En effet, pour chaque groupe d’âge, le taux de mortalité des hommes est 2 à 3 fois supérieur à celui des femmes. Après 75 ans, le rapport entre ces deux taux est proche de 6.

La France est partagée en deux en ce qui concerne la mortalité par suicide. Au nord d’une ligne Bordeaux-Lyon, les régions connaissent une surmortalité plus ou moins importante excepté pour l’Ile-de-France et l’Alsace. La région la plus touchée par ce phénomène est de loin la Bretagne. Les régions du sud de la France, les DOM, l’Ile-de-France et l’Alsace connaissent une sous-mortalité.

La région Centre fait partie des régions à surmortalité par suicide avec un indice comparatif de mortalité de 125 pour les hommes, et de 120 pour les femmes (base 100 en France), sur la période 1995-1997 (ce qui signifie une surmortalité de 25% pour les hommes et de 20% pour les femmes). Cette surmortalité a incité le jury de la 5ème conférence régionale de santé (décembre 2000) à préconiser la mise en place d’un programme régional de santé (PRS) sur le suicide.

C’est dans ce cadre que l’observatoire régional de la santé du Centre a été sollicité, par la DRASS du Centre, afin de mener cette étude sur la prise en charge des personnes suicidantes, aux sein des établissements de vie, en médecine ambulatoire, et en médecine hospitalière.

Globalement, la prise en charge du suicide, en région Centre, paraît assez peu structurée et peu coordonnée.

Assez peu structurée, car la prise en charge du suicide est très peu « protocolisée », tant dans les établissements qui accueillent un public susceptible de passer à l’acte, que dans les établissements de soins. Les recommandations de l’ANAES ne sont pas toujours appliquées et chacun semble faire face aux difficultés rencontrées, sans avoir préalablement élaboré des stratégies précises et construites.

Assez peu coordonnée, car les systèmes sont cloisonnés et les institutions éprouvent des difficultés à communiquer : la continuité de la prise en charge n’est pas toujours assurée par manque de liens : entre les généraliste et l’hôpital, entre les établissements envoyeurs et ceux qui accueillent les suicidants, lors du retour à domicile… Ainsi on constate que seulement un quart des établissements envoyeurs accompagne le suicidant lors de son orientation, que seulement la moitié des généralistes est informée du projet de suivi du patient et que très peu sont associés au projet thérapeutique, bien que cette association dépende fortement d’un éventuel contact préalable avec l’équipe de soin.

Des règles de conduites simples et partagées pourraient peut-être constituer une piste d’amélioration de la prise en charge :

  • Diffusion de protocoles et de conduites à tenir, y compris dans les établissements envoyeurs,
  • Meilleur accueil des suicidants (locaux, personnel, etc…)
  • Entretien psychiatrique ou psychologique systématique lors d’une hospitalisation pour TS,
  • Retour d’informations systématique vers l’établissement envoyeur et vers le médecin traitant (en veillant à respecter le secret médical, bien évidemment),
  • Ouverture du secteur hospitalier public vers les acteurs de la « ville »,
  • Recensement sur support simple et facilement mis à jour des lieux ressources,
  • Organisation de formations pluridisciplinaires…

Malheureusement d’autres aspects sont plus difficiles à régler, comme la pénurie de professionnels spécialisés, la complexité de prise en charge de cette pathologie fort complexe, l’adhésion parfois insuffisante du patient, l’indispensable travail en réseau, etc…

Pourtant des améliorations peuvent être apportées, c’est l’enseignement essentiel de cette étude.

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